Al bahrî,
les chants de la mer
Les chants de la mer au Koweït sont pratiqués jusqu’aux années 1970 dans deux contextes différents : le travail ou le divertissement. Chaque tâche sur le pont des bateaux, telle que hisser les voiles, lever l’ancre ou ramer, était accompagnée de chants spécifiques présentant leur propre rythme et une mélodie distincte, et de mouvements cohérents avec la nature du travail. Les chants associés au divertissement étaient chantés autrefois dans des lieux où les marins se rassemblaient pour se reposer, par exemple lors du mouillage des bateaux dans les ports.De nos jours, alors que les activités traditionnelles maritimes comme la pêche à la perle ont disparu, les artistes professionnels qui n’ont jamais connu la mer organisent dans des salons privés des soirées musicales appelées « ons ». Le répertoire du divertissement des chants de la mer y domine. Il est accompagné de différents autres genres de musiques du Koweït, non liés à la mer, tels que sâmirî, khummârî et sawt.

Dr Ahmad Al Salhi,
musicologue

Al bahrî, les chants de la mer
Koweït
(tournage en février 2019)

Soirée de divertissement à Bayt al-Badr, réunissant la troupe musicale Hamad Ibn Hussein (troupe hôte), celle d’Al-Mas et des membres d’autres troupes invitées enprovenance d’Arabie saoudite, du Bahreïn et du Qatar. La soirée est animée par le nahhâm (chanteur de la mer) koweïtien connu, Salman al-Ammari.


Réalisation : Fadi Yeni Turk
Coproduction Fondation Amar/Mucem, 2020
Durée : 12’
Les chants des pêcheurs de perle
Georges Luneau

Bien que Georges Luneau ait eu recours à la reconstitution pour tourner ce documentaire en 1981, la pêche à la perle comme elle se pratiquait à l’origine ayant déjà disparu à cette date, ces images sont précieuses car elles restituent la pratique d’interprètes qui avaient connu la mer en tant que pêcheurs, dont le fameux nahhâm (chanteur de la mer) Salem al-Allan.


CNRS, 1992
Durée : 13’
Retour à l’accueil
Mentions légales